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Utilisation de l’opérateur boleen « and » dans factiva.
Source: LesEchos.fr

CHRONIQUE. L’intelligence artificielle sait très bien reproduire, mais la copie de la machine, aussi bonne soit-elle, n’est pas exactement ce que l’on attend de l’art.
Le mois dernier, un portrait réalisé uniquement à l’aide d’algorithmes s’est vendu aux enchères chez Christie’s pour la somme de 432.500 dollars, soit 45 fois plus cher que son estimation la plus haute. Une première. Afin d’obtenir ce résultat, le collectif Obvious, basé à Paris, a eu recours à une méthode lui ayant permis d’analyser 15.000 portraits peints entre les XIVe et XXe siècles.
La performance technique est stupéfiante et constitue le dernier épisode d’une longue série de travaux, qui depuis les tout débuts de l’intelligence artificielle ont essayé de reproduire ce que l’humain peut produire de plus fascinant, de notre capacité à raisonner et prendre des décisions complexes à celle d’écrire des poèmes, de composer des mélodies ou de peindre des chefs-d’oeuvre.
Faire ressentir
En tant que geek assumé, je suis fasciné par les prouesses techniques. Mais en tant que musicien qui aime se croire artiste, je suis quelque peu perplexe. Je repense à Zeuxis, ce peintre Grec du Ve siècle avant J.-C. Il peignait des raisins de manière si réaliste, paraît-il, que les oiseaux essayaient de les manger. Mais son talent n’aurait-il pas été mieux employé à créer plutôt qu’à copier ? C’est précisément la question que je me pose chaque fois que j’entends parler de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des peintures à la manière de Picasso, ou des interprétations de Bach à la manière de Glenn Gould.
Arrivera-t-on à introduire les souffrances et les joies qui ont jalonné la vie de nos artistes préférés dans nos algorithmes ? Et est-ce bien nécessaire ? Ne devrait-on pas aspirer à autre chose que faire du Zeuxis 4.0 ?

sources sélectionnées:
https://www.welcometothejungle.co/articles/intelligence-artificielle-quel-impact-sur-le-monde-du-travail
https://atelier.bnpparibas/smart-city/article/intelligence-artificielle-impact-2030
Bien que déjà mise en place dans certaines entreprises early-adopters, l’intelligence artificielle a encore ses preuves à faire pour pouvoir être adoptée sur une plus grande échelle. En effet, cette mutation de l’expérience employé n’est pas anodine et demande un grand renfort de communication et de sensibilisation pour que le changement se fasse en douceur. En plus de cette complexité à gérer le changement au sein des entreprises, il faut également prendre en compte le manque de compétences pour maîtriser ce genre de nouvelles technologies en interne ainsi que la peur de la perte d’emploi par certains membres des équipes concernées. Une crainte justifiée car d’après une étude américaine, l’IA remplacera 16% des employés américains d’ici 2025.
Les impacts seront positifs disent-ils, mais transformeront profondément le marché de l’emploi et la société. Les scientifiques et les législateurs doivent s’assurer que les bénéfices économiques et sociaux de l’intelligence artificielle soient largement partagés car la réception, l’accueil qui en sera fait par la population, aura une influence sur les conséquences. Plus la technologie sera acceptée et meilleurs seront les bienfaits.